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gabriel robin - Page 4

  • François Fillon, la droite munichoise...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Gabriel Robin, cueilli sur le site de Politic Région et consacré à François Fillon, le candidat de la droite conservatrice et libérale aux élections présidentielles de 2017... Gabriel Robin est secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création.

     

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    François Fillon, la droite munichoise

    « Ca n’est pas difficile de passer pour fort, va ; le tout est de ne pas se faire pincer en flagrant délit d’ignorance » Guy de Maupassant – Bel Ami
     
    « Il y a une bourgeoisie de gauche et une bourgeoisie de droite. Il n’y a pas de peuple de gauche ou de peuple de droite, il n’y a qu’un peuple ». Georges Bernanos – Les grands cimetières sous la lune
     
    François Fillon sera donc le candidat de la droite aux élections présidentielles de 2017. Opposé en duel à Alain Juppé, il a confirmé la dynamique du premier tour en balayant son adversaire. Le maire de Bordeaux était une baudruche médiatique. Il aura néanmoins réussi à prouver une chose essentielle : l’électorat de droite n’aura plus jamais de complaisance pour les complices de l’islamisme ou les tièdes. Si nous verrons plus tard que François Fillon n’a rien du dur que les médias se plaisent à décrire, il est certain que sa victoire s’est construite en rejet du multiculturalisme qu’Alain Juppé portait en étendard. En effet, une majorité des électeurs de François Fillon ne l’ont pas plébiscité pour son programme mais parce qu’il était un antidote à un homme que beaucoup craignait n’être qu’un Hollande bis, en pire. Sans rien accomplir de particulièrement notable, le Sarthois a accumulé un capital sympathie inversement proportionnel à la défiance suscitée par la personnalité du candidat Juppé ; lequel déclarait en campagne que 200.000 immigrés légaux par an n’étaient pas de trop ! Bien sûr, François Fillon ne pipait mot, trop heureux de profiter de l’amnésie proverbiale de la France de droite. Il ne sait que trop bien qu’il fut, pendant cinq ans, sans jamais montrer un signe d’agacement, premier ministre du président Nicolas Sarkozy. Cinq années durant lesquelles l’immigration massive ne s’est pas seulement poursuivie, mais aggravée dans des proportions dramatiques. Alain Juppé a été détruit pas sa Némésis, Ali. Il ne put jamais se défaire de cette seconde peau aux odeurs méphitiques.  Clou du spectacle, quelques personnalités se sont chargées de donner une aura sulfureuse à ce brave Fillon qui n’en demandait pas tant. Alain Juppé a tenté, dans une manœuvre de panique, de diaboliser son adversaire, rapidement rejoint en ce sens par toute la gauchosphère. Et c’est ainsi que le très lisse et très consensuel Fillon est passé, en l’espace d’à peine quelque jours, du statut d’ancien collaborateur soumis de Nicolas Sarkozy à celui d’homme du renouveau de la droite française, incarnation vivante du pays réel. Divine surprise pour tous les concernés, à l’exception d’Alain Juppé qui, par orgueil, refusait d’accepter sa défaite.
     
    Les élections primaires de la droite ont obtenu l’effet escompté par leurs concepteurs : constituer un véritable premier tour de l’élection présidentielle, au mépris de nos institutions. En un sens, les héritiers autoproclamés du général de Gaulle ont accompli l’un de ses prophéties, choisissant « le plus inodore, le plus incolore, le plus insipide ». Du moins, jusqu'au soir du premier tour, avant qu’il ne soit transformé en monstre pour le plus grand plaisir des éditorialistes qui trouvaient un nouveau marronnier. Tous y sont allés de leurs doctes analyses, oubliant de préciser qu’aucun d’entre eux n’avait vu venir la surprise Fillon. J’ai même entendu une célèbre journaliste ressortir des placards la thèse des trois droites de René Rémond, expliquant avec le plus grand sérieux que François Fillon en réalisait la synthèse, y adjoignant une petite nouvelle appelée « droite hors les murs » … Si la proposition est fondamentalement inexacte, la thèse des trois droites étant inopérante en 2016, il est néanmoins à peu près certain que la victoire de François Fillon pourrait s’avérer être une offrande pour les professionnels de la politique qui vivent sur la bête. Avec François Fillon, les vieux débats entre caciques de « droite » et « gauche » seront de retour. Préparez-vous donc à revoir à la télévision ces pièces de théâtre bruyantes qui opposent stérilement des élus menant des politiques identiques depuis quarante ans. En effet, le programme économique et social de François Fillon est une véritable aubaine pour la gauche, jusque-là moribonde, de reconstituer un clivage que la réalité a grandement complexifié. Qui en tirera profit ? Manuel Valls ? Arnaud Montebourg ? François Hollande revenu de l’enfer ? Réponse en janvier. Pour l’instant, attachons-nous à dévoiler la vérité sur François Fillon. Qui se cache derrière cette lourde carapace de velours côtelé ? D’abord, un homme du passé. Par un étrange effet de circonstance, le Sarthois paraît n’avoir jamais été aux affaires alors qu’il hante la vie politique depuis la fin des années 1970. Au commencement était un mentor, Joël Le Theule. Il fut son assistant parlementaire avant d’atterrir, à ses côtés, au ministère de la Défense. Victime d’un malaise cardiaque en 1980, Joël Le Theule mourut en laissant à son fils spirituel une circonscription qui allait bientôt le porter à l’Assemblée nationale. Vous connaissez la suite… François Fillon, professionnel de la politique à vie, a toujours pu compter sur un mandat électif ou un ministère. Un temps proche de Philippe Séguin, il sut rapidement s’en détacher pour embrasser une vision qualifiée de plus libérale sur le plan économique, soutenant notamment Edouard Balladur aux élections présidentielles de 1995.
     
    François Fillon incarne une certaine vision de l’Etat, légèrement poussiéreuse et probablement anachronique. En 2005, il soutenait le projet de Traité constitutionnel européen, trahissant ses premières convictions au motif que le traité venait « combler les lacunes du Traité de Maastricht ». Depuis, il semble tout acquis à la cause d’une folle construction européenne, machine à broyer les identités nationales et les peuples. Homme du passé au lourd passif, il n’a jamais rien réalisé de notable hors ses années à Matignon, couronnées d’échecs divers et variés. Il convient d’ajouter à ce petit curriculum vitae, un caractère ambiguë qui a pu le conduire à trahir Nicolas Sarkozy, allant jusqu’à appeler François Hollande pour qu’il accélère les procédures judiciaires contre son ancien allié. Dans son parcours, rien ne laissait supposer que François Fillon incarnerait un jour une droite enracinée. Tout l’y oppose. En 2010, alors premier ministre, il marquait l’histoire de son empreinte en inaugurant la mosquée d’Argenteuil, fief de la Non France, aux côtés d’une fillette impubère coiffée d’un voile islamique. Nicolas Sarkozy lui-même s’en était moqué, comme le rapporte Patrick Buisson dans La Cause du Peuple… On a vu mieux comme champion du pays réel. D’ailleurs, disons-le tout net : comment un homme qui n’a rien fait pendant 40 ans, cautionnant toutes les politiques qui ont entrainé notre déclin, pourrait-il aujourd’hui défendre la France historique ? François Fillon fut toujours un Munichois. Les hommes ne changent jamais vraiment. Il ne croit pas en ce qu’il dit dans ses discours. Il lit et répète mécaniquement les arguments que lui fournissent ses chargés de communication. D’où les innombrables contradictions entre le François Fillon des élections primaires et ses précédentes incarnations. Avant de se convertir opportunément à Maurice Barrés, il était acquis au multiculturalisme le plus sournois, déclarant : « Quant aux minarets, qui sont d’ailleurs assez peu nombreux en France, je dis qu’ils doivent s’inscrire de façon harmonieuse et durable dans notre environnement urbain et social ». Sera-t-il, après Bernard Cazeneuve, le nouveau bâtisseur de mosquées-cathédrales que la France n’attend pas ? Au-delà de l’image de façade, que s’est patiemment construit François Fillon durant sa traversée du désert, reste un représentant classique d’une droite beaucoup plus apatride qu’attachée à notre identité profonde. Un côté de sa personnalité qui peut d’ailleurs revenir sans crier gare. Interrogé sur l’accueil des « migrants » clandestins, le candidat à l’élection présidentielle répondait qu’il les accueillerait avec plaisir dans sa ville de Sablé-sur-Sarthe s’il en était le maire. Peut-être pas dans son manoir de prestige mais c’est là une autre question…                                                        
     
    Ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino a déclaré au micro d’Europe 1, juste après le triomphe de François Fillon : « Ce programme, je le combattrai avec toute mon énergie, jusqu'au bout. Avec un programme pareil, les classes populaires et les classes moyennes ne vont pas aller pour cette droite-là. Le programme de François Fillon, c'est une purge comme on n'en a jamais proposé depuis la Seconde Guerre mondiale. » Les mots sont durs, très durs. Mais pas infondés. Oui, le programme de François Fillon est une purge qui menace la cohésion sociale du pays. Une purge à contretemps. Une purge qui, de façon amusante, contredit son bilan de premier ministre qui a vu la France s’endetter de 600 milliards d’euros supplémentaires. En outre, si ce remède de cheval aurait pu être adapté à la France de 2005, d’avant les crises, il ne l’est plus. Le monde marche vers d’autres horizons, comme en témoignent les réformes entreprises par les conservateurs britanniques et le succès de Donald Trump. Coincé dans le siècle passé, François Fillon méprise les pistes d'avenir. Economie numérique ? Ré-industrialisation ? Fiscalité étouffante ? Rien du tout ! Un des rares constantes politiques de cet homme est son caractère farouchement antisocial, en dépit du vernis que lui procure encore sa proximité passée avec Philippe Séguin. Il a pratiqué de terribles coupes budgétaires dont ont été victimes les familles et les couples mariés. Depuis le premier mai 2008, les majorations de la caisse des allocations familiales à 11 et 16 ans ont été supprimées, provoquant une perte sèche de 600 euros par famille. Pareillement, il a orchestré la disparition de l’avantage fiscal pour les jeunes mariés. Personne ne s’étonnera donc du fait que le programme de François Fillon soit une véritable attaque en règle contre les classes moyennes. Sa réforme de la sécurité sociale a été pensée pour être supportée par les Français les plus productifs, ne remettant pourtant pas en question l’aide médicale d’Etat qui bénéficie aux étrangers. Plutôt que de s'attaquer à la gabegie qui menace les finances publiques, la droite préfère affaiblir l'Etat. Il en va probablement de la préservation de la paix sociale, le possédant ayant toujours eu besoin du lumpen-prolétariat pour maintenir son rang ... Quand John Redwood, membre conservateur du Parlement britannique, explique dans une tribune magistrale pour le Guardian que le temps de l’austérité est fini, ou que Stephen Moore, économiste de la Heritage Foundation et ancien plus proche conseiller de Ronald Reagan, explique que le Parti Républicain est devenu un parti populiste de la classe ouvrière, la droite apatride la plus bête du monde veut mettre en place une politique sortie des années 80 ! Les économies voulues par François Fillon seront réalisées sur le dos de la France des oubliés, silencieuse et laborieuse. Demain, toujours moins de policiers, d’enseignants, de médecins et de postes dans les zones rurales. François Fillon prétend défendre la ruralité ; mais laquelle ? Celle des chasses en Sologne ou celle des petits paysans ? La réponse est dans la question. Ses solutions s'adressent uniquement aux propriétaires, certainement pas aux entrepreneurs dont le monde lui est totalement étranger. Il n'est donc pas libéral, simplement capitaliste.
     
    François Fillon est un libre-échangiste acquis au globalisme le plus pur, sur le plan économique comme humain. Son programme n’en fait pas mystère. On peut notamment  y lire à la page 58 : « Disons-le clairement : c’est un leurre et une démagogie sans nom que de prétendre rétablir les frontières nationales ». Les frontières sont pourtant les limites qui nous protègent des prédations mondiales, tant financières que démographiques. Le candidat Fillon ne compte pas s’attaquer à l’immigration de peuplement autrement qu’en paroles. Il n’aura jamais la force de le faire et n’en éprouve pas le besoin, protégé de ses effets les plus désastreux. La préférence nationale, pourtant consubstantielle au principe républicain, est totalement absente de son programme. Logique pour quelqu'un qui n'en a jamais éprouvé le besoin, la nation étant le bien des humbles.
     
    J’espère que mes compatriotes ne seront pas dupes des manœuvres mensongères de cet homme. L’heure tourne. François Fillon ne sera pas la solution à nos maux. Au mieux, il fera office d’anesthésiant avant le grand chaos ou de récréation pour les éternels cocus. Version 2.0 de Nicolas Sarkozy, il ne se distingue de l'ancien président que dans la présentation. Plus conforme aux canons de la France traditionnelle, plus bourgeois bon teint. Ah, je vois déjà venir les frileux qui imaginent qu’il faut avoir occupé dix ministères pour administrer correctement les affaires de la nation… En temps de paix, peut-être. Mais nous sommes confrontés à des défis dont l’ampleur est inédite. Signer les accords de Munich ne nous protègera pas. 
     
    Demain, la France pourrait bien ne plus être la France. En votre âme et conscience, pensez-vous que François Fillon pourra donner l’électrochoc suffisant ? Il ne faut plus se déterminer selon des réflexes de classe, lesquels nous portent, selon nos éducations, vers la droite ou vers la gauche, mais selon des réflexes de survie. Il s’agit de notre souveraineté, de notre identité, de notre peuple et de sa prospérité future. Désormais, un seul clivage existe : la France éternelle et la France d’après. François Fillon a lutté pour la France d’après pendant quarante ans. Il continuera demain.
     
    Gabriel Robin (Politic région, 28 novembre 2016)
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  • La gauchosphère : fantasme ou réalité ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Gabriel Robin, cueilli sur Politic Région et consacré à la "gauchosphère"... Gabriel Robin est secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création.

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    La gauchosphère : fantasme ou réalité ?

    « Si vous ne voulez pas qu’un homme se rende malheureux avec la politique, n’allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue ; proposez-lui-en un seul. Mieux encore : ne lui en proposez aucun » Ray Bradbury – Fahrenheit 451
     
    Dans un ouvrage dont la promotion fut largement médiatisée, David Doucet et Dominique Albertini tentent de donner une cohérence à une nébuleuse aussi hétéroclite que désargentée : la « fachosphère ». Si le langage est la « maison de l’être », ce qui ne se nomme pas ne peut pas exister. En baptisant du même nom des médias et des personnalités, qui n’avaient pourtant rien en commun, les auteurs de « La fachosphère » ont créé un mouvement qui n’avait pas lieu d’être, réuni uniquement par les moyens utilisés, c’est-à-dire principalement les nouvelles technologies de communication offertes par l’avènement de l’internet. En outre, l’appellation est volontairement choisie pour en disqualifier tous les acteurs, les amalgamer entre eux et entretenir une confusion sur leurs orientations politiques. Nous aurions pourtant tort de nous en offusquer. Ce sont les règles du combat politique et du jeu médiatique. Pour surestimée que soit l’influence d’une « fachosphère » trompeusement vue comme organisée, il est exact de dire qu’internet a changé la donne. Aujourd’hui, de nombreux Français ne s’informent plus que par la toile, piochant les informations qui les intéressent dans le flux continu. Fini le temps où papa et maman, après avoir diné, s’installaient sur le sofa du salon pour regarder religieusement le « journal ». Hors les catégories les plus âgées de la population - et encore -, plus personne ne pense que les médias institutionnels sont les uniques dispensateurs de la vérité. De plus en plus pointés du doigt pour leur militantisme, on les accuse de filtrer les informations ou de les présenter au travers d’un prisme idéologique déformant. Aux yeux du Léviathan, et de ses sbires, la dénommée « fachosphère », parfois aussi désignée sous les sobriquets de « réacosphère » ou de « droitosphère », est une arme « d’intoxication massive ». Quand, bien évidemment, les médias subventionnés seraient au pire objectifs, au mieux, rions un peu, des armes de désintoxication massive. Alors, appliquons des procédés équivalents à cet ensemble protéiforme regroupant médias nationaux et locaux, élus politiques, associations subventionnées, pipoles et artistocrates, voire entreprises cotées en bourse, en amalgamant, avec la plus parfaite mauvaise foi, tous ces gens et les intérêts qu'ils représentent. Vous verrez qu'au fond, ils sont de proches parents réunis par quelques détestations communes : les nations, l'Histoire, l'autochtone vu comme un plouc, la norme, les frontières et les limites, et, tout simplement, le bon sens.
     
    Libération va notamment lancer un « observatoire du Front National » dont le manifeste ne laisse pas de place au doute : « Un site mêlant formats journalistiques, travaux universitaires, archives, data, alertes citoyennes et tribunes de grandes voix. Pour montrer, analyser, repérer, révéler ou comparer, mais aussi pour dénoncer, désintoxiquer. (…) Un site mêlant formats journalistiques, travaux universitaires, archives, data, alertes citoyennes et tribunes de grandes voix. Pour montrer, analyser, repérer, révéler ou comparer, mais aussi pour dénoncer, désintoxiquer. » Du militantisme ou du journalisme ? La réponse est dans la question. Pour différents que soient les No Borders, les journalistes des Inrocks et les cadres de la banque Rothschild comme le nouveau candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, ils appartiennent tous d’une manière ou d’une autre au camp du Bien : la gauchosphère. Décrire de manière exhaustive la gauchosphère nécessiterait de rédiger une Encyclopédie en dix volumes. Vous vous doutez bien que je ne le pourrais pas ici, mais je vais tâcher, en recensant quelques exemples de l’actualité la plus récente, d’en esquisser les contours.
     

    La force du réseau

    Il suffit de prendre connaissance du curriculum vitae d’un seul grand patron de presse pour dérouler le fil de toute la gauchosphère. Citons, par exemple, Matthieu Pigasse. Cet homme de 48 ans est un amateur de punk rock, dixit les multiples entretiens autocentrés qu’il a donnés au cours des dernières années. Si cet élément anecdotique de son existence n’intéressera personne d’autre que lui et sa chaine stéréo, d’autres étapes de son parcours ne devraient pas manquer d’attirer la curiosité des Français. Socialiste - mais proche d’Alain Minc, allez comprendre -, monsieur Pigasse se trouve pourtant à la tête d’un empire médiatique entièrement dévoué à servir un copieux agenda métapolitique. Il est notamment propriétaire des Inrocks depuis 2009, placés en 2015 dans le giron de la société « Les Nouvelles Editions Indépendantes » avec Radio Nova. Via cette holding, il contrôle 14 % des parts du Huffington Post que dirige Anne Sinclair, ancienne épouse de Dominique Strauss-Kahn. Associés au milliardaire Xavier Niel et à l’ancien compagnon d’Yves Saint-Laurent, le richissime Pierre Bergé, Matthieu Pigasse est aussi propriétaire à 100 % de L’Obs et à 80 % du Monde. En 2005, l’entregent de cet ancien haut-fonctionnaire lui a notamment permis d’organiser la vente du journal Libération à Edouard de Rothschild… Incontournable dans les médias français, Matthieu Pigasse l’est donc tout autant en politique. Après avoir été conseiller technique au cabinet du ministre Dominique Strauss-Kahn en 1998 – tiens donc -, il a occupé les fonctions de directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius, avant de rejoindre la banque Lazard grâce à son ami Alain Minc. Membre des Gracques, l’homme est un intime de plusieurs caciques de la gauche de gouvernement : Ségolène Royal, Bertrand Delanoë ou encore Manuel Valls. Preuve de son implication militante dans la gauchosphère, il fut à l’origine avec Pierre Bergé, toujours, de l’organisation d’un grand concert célébrant les trente ans de l’élection de François Mitterrand qui aurait réuni environ 40.000 spectateurs place de la Bastille. N’en jetez plus, la boucle est bouclée. Matthieu Pigasse n’est qu’un exemple. J’aurais aussi pu vous dresser le portrait des grands acteurs du service public, nommés par le pouvoir et proches du pouvoir. N'oublions pas de mentionner Bernard Mourad, qui sera probablement le directeur de campagne d’Emmanuel Macron. En 2015, avant de tourner casaque et de rejoindre son grand ami Emmanuel, il avait été nommé PDG d’Altice Media Groupe (Libération, toujours), le nouveau groupe de médias de Patrick Drahi qui a récemment fusionné avec SFR. Ancien de la finance, il a débuté sa carrière chez Morgan Stanley. À l’identique, j’aurais aussi pu vous indiquer que Bernard-Henri Lévy est toujours Président du conseil de surveillance d’Arte, chaîne premium de la gauchosphère. Et ce depuis le 1er juillet 1993. À croire que certains ne partent jamais à la retraite, comme Jean-Pierre Elkabach et Alain Juppé. Voilà pour le côté face de ce réseau miraculeux.
     
    Le côté pile est moins glamour, mélange bizarre d’émissions de variétés et de gauchistes de MJC. Exemple typique de la gauchosphère du bas : l’émission de divertissement présentée par Cyril Hanouna, « Touche pas à mon poste ». En guise de protestation symbolique à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’animateur a fait sortir toutes les personnes présentes sur le plateau, au terme d’une séquence grotesque intitulée « Trump pas à mon poste ». Quel rapport entre l’amuseur public Hanouna et les élites politico-médiatiques décrites plus haut ? Tout. Détenteurs de la vérité officielle, ils rééduquent le peuple, tant en feignant de l’informer qu’en l’amusant. La gauchosphère tire son miel des intérêts qu’entretiennent en commun ses membres. Je ne parle pas du petit journaliste mais bien de l’oligarchie qui nous gouverne. Les patrons de presse, proches du pouvoir, sont aussi tenus par les subventions qui font vivre leurs outils. Si nous prenons le cas de Libération, le montant de l’aide versée par le ministère de la Culture et de la Communication s’élève à 6.499.414 euros pour la seule année 2016, soit 23 centimes d’euros par exemplaire vendu. Avec L’Humanité (36 centimes d’euros par exemplaire vendu), Libération est le journal qui a proportionnellement touché les aides les plus importantes. D’ailleurs, sans ces subsides de l’Etat, ces journaux ne survivraient pas. Que pèse la « fachosphère », qui n’est absolument pas unie, face à ces montagnes d’argent public, ces puissants patrons, une bonne partie du corps enseignant, la majorité des associations qui interviennent dans les écoles, ces banques et ces vedettes qui ont leur rond de serviette tous les soirs à la télévision ? La « fachosphère » intervient-elle sur les programmes scolaires comme le fait la gauchosphère ? Je ne suis pas complotiste, il suffit de lire un extrait d’un rapport de correction de Sciences-Po Paris pour se convaincre que quelque chose est pourri en République française : « On aura compris que les bonnes copies sont celles qui ont ignoré les discours politiques et médiatiques qui assimilent la question des frontières à celle des étrangers, des migrants, des terroristes, autant de prétendues menaces, et se sont autorisées une critique de la notion même de crise migratoire ». En conclusion, pour être admis en master de Sciences-Po Paris, il faut être favorable à l’immigration massive. Même chose dans 90 % des établissements tenus par la gauchosphère, surtout médiatiques.
     

    Quand la vérité est redéfinie, il faut désigner des ennemis

    Pour les tenants de la vérité universelle, les gens bien comme il faut de la gauchosphère, nous entrerions dans une « ère de la politique post-vérité ». Ce concept a été inventé par Katharine Viner, rédactrice en chef du Guardian, après le vote du Brexit. Pour cette dernière, le rôle traditionnellement dévolu aux médias, c’est-à-dire de « dire le Vrai », est rendu impossible par l’apparition des réseaux sociaux qui ont progressivement décrédibilisé les opérateurs classiques de l’information. L’inénarrable Samuel Laurent, « Décodeur » en chef du Monde, a même osé déclarer : « Face à cette démocratie post-factuelle, la presse est désarmée : que faire, lorsque son lectorat croira plus facilement une information militante, mais partagée par une personne de confiance, que la vérification détaillée effectuée par un média qu’on soupçonne en permanence de toutes les manipulations ?(…) Comment informer dans ce maelström où tout un chacun est devenu média, puisqu’il peut, lui aussi, partager et diffuser les informations qu’il souhaite ? Comment opposer de la complexité à des visions manichéennes et simplistes du monde ? Et comment faire, par son bulletin de vote, des choix essentiels pour tout un pays lorsque l’on n’est pas informé correctement des conséquences ? »
     
    Oublie-t-il qu’il donne parfois lui-même une information passée au filtre de ses propres convictions, exactement comme ces Français anonymes qu’il vilipende ? Oublie-t-il que son journal, propriété de personnalités de gauche très engagées comme je vous l’expliquais ci-avant, refusera de passer les tribunes des sympathisants, membres et proches idéologiquement du Front National durant les élections présidentielles ? Ici, la question fondamentale est la suivante : devons-nous laisser la gauchosphère déterminer ce que nous avons le droit d'écrire, de lire et de penser ? Car, à l'évidence, certaines informations et certaines opinions sont exclues de la plupart des médias traditionnels... Posons-nous une autre question : sans les réseaux sociaux et ce que l’on appelle parfois la ré-information (je préfèrerais dire l’information pluraliste), aurions-nous pris connaissance de l’affaire des viols de Cologne ou de l’agression sexuelle d’une sexagénaire par un « migrant » délocalisé de Calais à Arzon (Bretagne) ? Ces mêmes médias n’ont-ils pas transformé des clandestins en « migrants », un terme beaucoup plus mélioratif ? En outre, n’est-ce pas la gauchosphère qui conspuait les courageux qui osaient dire que des terroristes se cachaient dans les bateaux desdits « migrants », ce que les attentats du 13 novembre dernier et les dernières déclarations de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ont tristement confirmé ? Pernicieuse, la gauchosphère dénonce des hommes, des partis politiques ou des institutions pour mieux disqualifier des idées. Toutefois, la technique éprouvée dite de la « diabolisation » fonctionne  novembre moins bien qu’auparavant. Dernier en date à être désigné à la vindicte, le brillant conseiller de Donald Trump, Stephen Bannon. Considéré par )les médias de George Soros (version immensément riche de Matthieu Pigasse aux Etats-Unis, ndlr) comme « l’homme le plus dangereux de la vie politique américaine », le nouveau stratège politique de la Maison-Blanche est surtout haï parce qu’il a réussi à créer une alternative crédible aux médias dominants en fondant BreitBart News, l’un des 200 sites les plus visités aux Etats-Unis. Nouvel ennemi public numéro un de la gauchosphère mondiale, Steve Bannon est un modèle pour tous ceux qui espèrent déstabiliser le camp du bien.
     
    Conclusion
     
    De plus en plus fustigée par le public, la gauchosphère peut toujours compter sur la force de son réseau, notamment politique. Laurent Fabius, Benoît Hamon ou Christiane Taubira ont ainsi accusé Facebook d’être à l’origine de l’élection de Donald Trump. Prise la main dans le pot de confiture, l’ancienne ministre de la Justice a même dit : « Internet pose un vrai problème parce que c’est un espace de liberté ». Avant d’ajouter qu’il fallait donner des règles strictes à cet « espace virtuel ». Lesquelles ? La censure des mal-pensants ? L’interdiction des sites qui ne relaient pas la vulgate de la gauchosphère en langue commune ? Le recensement des sites qui ne se soumettent pas à la doxa en leur apposant un signe distinctif ? Le contrôle du web à la chinoise pour aller plus vite ? Quand Barack Obama triomphait en 2008 grâce à une utilisation hyper-novatrice des nouvelles technologies, tout le monde trouvait cela formidable. Maintenant que Donald Trump a gagné en utilisant les armes offertes par le numérique, tout le monde trouve cela détestable. Il faudrait savoir ! Demain, la Commission européenne décidera de fliquer les dernières espaces garantis sans agents conservateurs, sans police de la pensée. Démonstration d’un système au abois, gagné par la trouille, ces tentatives susciteront l’opposition massive des peuples. Les Français sont par exemple de mieux en mieux informés et suffisamment intelligents pour savoir trier les informations. Arrêtons de les infantiliser. La vérité est questionnée : tant mieux ! La gauchosphère tire ses dernières cartouches en refusant d'admettre qu'elle est militante. Je n'ai pas cette prétentions J'ose vous dire que j'écris des papiers d'opinion. Contrairement aux acteurs de la gauchosphère, je l'assume pleinement. Peut-être parce que je ne bénéficie ni des mannes de l'Etat ni du soutien bienveillant des puissances financières ?
     
    Gabriel Robin (Politic Région, 19 novembre 2016)
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  • Migrants et démographie : l’hiver vient de Calais...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Gabriel Robin, secrétaire général du Collectif Culture, Libertés et Création, cueilli sur le site de Politic Région et consacré au démantèlement de la «jungle» de Calais...

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    Le Premier ministre Manuel Valls avec des migrants, dans un centre d'accueil et d'orientation (CAO) à Epernay (Marne)

     

    Migrants et démographie : l’hiver vient de Calais

    Jacques Attali a prévenu : « Il faut faire plus encore pour expliquer aux migrants qu’ils ont intérêt à rester en France et à être Français. (…) Dans les 15 ans qui viennent, nous avons absolument intérêt à accueillir les talents venus d’ailleurs. C’est la seule façon de payer nos retraites ». Puis de conclure : « Les futures grandes migrations seront africaines ». La vérité sort de la bouche des idéologues de la mondialisation. Jacques Attali décrit exactement ce que sera notre avenir en appelant de ses vœux une submersion démographique du continent européen par le Sud du monde. Il n’est d’ailleurs pas le seul à travailler en ce sens, puisque plusieurs rapports rendus par les Nations unies conseillent aux Européens d’ouvrir en grand leurs frontières nationales et extérieures. Les propos de celui qui murmura à l’oreille d’au moins deux présidents, François Mitterrand et Nicolas Sarkozy, ne sont pas caricaturaux et correspondent donc très précisément à la pensée dominante dans certains cercles, abusivement qualifiés de libéraux car ils n’appartiennent qu’à une version dévoyée de cette pensée politique. D’abord, l’économisme. La principale raison avancée pour attirer des millions d’individus est qu’ils pourraient « payer nos retraites ». Réduire le problème migratoire à son impact sur l’économie est une faute historique. Le danger majeur que fait peser l’immigration de peuplement tient bien dans son caractère dissolvant. La France y perdrait son âme, sa culture, ses institutions, sa permanence et tout ce qui a pu faire d’un pays de taille modeste un géant mondial. Ce raisonnement vaut d’ailleurs pour l’ensemble des pays européens. En outre, l’affirmation de Jacques Attali est aussi biaisée que mensongère. Les travaux de Jean-Paul Gourévitch ont notamment prouvé que l’immigration a été un boulet de l’économie française depuis trente ans, coûtant beaucoup plus qu’elle n’a rapporté de la même façon que l’aventure coloniale fut un tonneau des Danaïdes. En 2012, le susnommé Gourévitch estimait par exemple que le coût net de l’immigration pouvait s’évaluer à 17,4 milliards d’euros pour la France : 5,551 milliards pour l’immigration régulière, 3,209 milliards pour l’immigration irrégulière, sans oublier les investissements de l’Etat et des collectivités territoriales dont la rentabilité est nulle (l’aide au développement ne réduit en rien la pression migratoire, les politiques d’intégration difficilement quantifiables tardent pour le moins à faire la démonstration de leur utilité) pour 8,652 milliards. Ces chiffres ont été publiés dans plusieurs monographies sur les migrations établies tous les ans en collaboration avec l’association des Contribuables Associés.
     
    Certains reprochent même à Jean-Paul Gourévitch de sous estimer le coût réel de l’immigration. C’est le cas de Pierre Milloz, énarque et inspecteur général honoraire, et d’André Posokhow, qui avancent le chiffre de … 84 milliards d’euros par an. Tout cela conduit à réévaluer fortement les déclarations politiques de Jacques Attali et de tous les défenseurs de l’immigration massive, tentant de justifier par des manœuvres dilatoires leurs délires qui ne trouvent plus d’écho auprès de la population, consciente des difficultés identitaires et sécuritaires posées par ce phénomène. Pour mieux vendre l’immigration aux Français, ils essayent par tous les moyens de trouver des arguments « rationnels » régulièrement contredits par des examens rigoureux, cachés par des médias ignares ou aux ordres. Si les sources chiffrées sur l’immigrations sont difficiles à trouver, les estimations de l’INSEE étant sujettes à caution ou présentant des manques, on pourra au moins s’accorder sur quelques points : chaque année le solde de l’immigration (les entrants étant pour la plupart des extra-européens sous diplômés et les sortants étant généralement des jeunes diplômés autochtones) est très largement positif, les coûts annexes sont colossaux et les coups portés à l’unité nationale sont considérables. Jacques Attali est dans le vrai quand il annonce que les migrations africaines vont s’intensifier mais il est dans le faux sur tous les autres plans. D’un point de vue économique, l’immigration n’apporte rien à la France, au contraire serait-on tentés de dire. Quant au reste, c’est pire…
     
    Le lundi 24 octobre 2016 restera gravé dans l’histoire de France comme le jour du démantèlement de la jungle de Calais. « Cachez ce sein que je ne saurais voir » pourrait être le leitmotiv du gouvernement qui préfère disperser les migrants, les cacher sous le tapis de nos villages, plutôt que de les expulser comme il se devrait. Pariant que les clandestins seront moins visibles une fois réparties à travers la France, l’exécutif se trompe une fois de plus. Chaque camp sera une bombe potentielle appelée à faire des petits. Les ruraux et les urbains ne le supporteront pas. Autrefois, médias et politiques parvenaient, bon gré mal gré, à fabriquer le consentement des Français. Pour cela, ils avaient recours aux arguments de Jacques Attali mais aussi à des images censées provoquer un choc émotionnel. Il est bien évidemment plus difficile de s’opposer à l’installation d’un clandestin fuyant la guerre que de refuser un clandestin venu pour des raisons économiques et sociales, ou anciennement prisonnier de droit commun dans son pays d’origine. La réalité n’est jamais évoquée dans les grands médias. Elle tend pourtant à prouver que les sans-frontièristes mentent sans vergogne, ce que peuvent illustrer très concrètement des exemples facilement vérifiables : 96 % des déboutés du droit d’asile restent en France selon la Cour des Comptes (les pays d’origine auxquels nous versons des aides refusant de délivrer des laissez passer), plus d’un tiers au moins des « migrants » syriens en Allemagne posséderaient de faux papiers selon de ministre de l’Intérieur de Bavière, à peine 1 % des personnes vivant dans la jungle de Calais viendraient de Syrie, les « migrants » sont ultra-majoritairement des célibataires… Pas vraiment le profil des « nouveaux Montaigne » chéris par Francis Huster.  En fait d’ingénieurs, d’avocats et de médecins, ces « migrants » seraient plutôt les violeurs du nouvel an de Cologne ! Constater cela vous ferait presque basculer dans l’inhumanité pour les associations subventionnées qui travaillent à l’invasion de la France, générant toutes sortes de trafics comme celui des faux certificats psychiatriques qui permettent à des clandestins de squatter en creusant le trou de la Sécurité sociale (1). Emmanuel Macron disait récemment à propos des vagues ininterrompues de « migrants » qui échouent sur nos côtes, sans le prouver le moins du monde, comme il se doit : « C’est d’abord notre dignité et c’est aussi une opportunité économique car ce sont des femmes et des hommes qui ont aussi des qualifications remarquables ». Les artificiers et les chimistes probablement. Les autres… Il était rejoint de près par Pierre Moscovici qui affirmait que « l’afflux de migrants » avait « un impact positif sur la croissance économique européenne ». Les commerçants de Calais en jugeront. Les Allemands aussi qui connaissent pour la première fois depuis 2013 une hausse du chômage directement causée par le flot de migrants, qui ne parviennent pas à s’intégrer sur le marché de l’emploi. Cette hausse se poursuivra jusqu’en 2020, a minima. Le cout, réparti sur plusieurs années, sera de 96 milliards d’euros (officiellement) pour les contribuables allemands. Un sacré investissement. Les arrivées d’immigrés légaux ne diminuent pas non plus, ici comme ailleurs. Ils sont environ 250.000 à s’installer en France tous les ans, ce qui ne serait « pas trop » pour Alain Juppé, le François Hollande de la droiche. À la lecture de cet exposé préliminaire, vous me poserez donc la question suivante : pourquoi les faire venir, les répartir dans les plus petits recoins de France et de Navarre, alors que leur impact sera forcément destructeur ? Simplement parce que les Etats européens abandonnent face à la poussée démographique du Sud. Il faut imaginer que les migrants sont un fleuve qui grossit sans s’arrêter, un mouvement naturel qui grandit à mesure que la démographie africaine ne diminue pas et que le chaos institutionnel endémique du continent ne semble pas trouver d’issue positive avant plusieurs décennies. Une seule solution : restaurer des frontières redevenues des barrières étanches.
     
    Bien sûr, les oppositions seront vives. Au premier rang, les nervis que sont les militants dits « no borders ». L’élite est incarnée par Jacques Attali ou George Soros. Au bas de l’échelle, une nébuleuse d’associations gauchistes comme France Terre d’Asile … de fous à ciel ouvert. Les plus radicaux ne cachent pas leur véritable programme. On pouvait lire sur une banderole installée à La Chapelle-sur-Vire (Manche) en l’honneur du nouveau camp de « migrants » : « Métissons-nous. Le blanc est sale. » Un racisme anti-blanc assumé qui ne trouvera pas Sos Racisme sur son chemin… À l’identique, des clandestins ragaillardis hurlaient récemment dans Paris qu’ils n’aimaient pas les Français. Personne n’a jugé bon les expulser. Les médias officiels se dévouent pour leur apporter toute l’aide dont ils auraient besoin. De glissements sémantiques en glissements sémantiques, les clandestins sont devenus des « migrants puis des « réfugiés » avant que RTL ne se décide à les rebaptiser « résidents ». Dans le même ordre d'idées, France Info décrivait des « migrants » avec leurs baluchons quand les photos les montrent en possession de valises neuves… Bref, tout est bon pour tromper le gogo, ce Français simplex qui doit s’effacer le plus rapidement possible pour faire place au sang neuf qui revivifiera une France rance et moribonde. Les Nations unies, vénérable institution transnationale, ne sont pas en reste, programmant des migrations de remplacement sur 50 ans pour nos vieux pays (2). Je n’invente rien. Le plan est officiel, connu, consultable en ligne : « Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement », « Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections » ou « Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population ». Délirant, le rapport recommande au Japon, dans un de ses scénarios, de faire venir 524 millions de « migrants » d’ici à l’année 2050 et 674 millions à l’Union européenne ! Les cerveaux des Nations unies n’envisagent pas un seul instant que la démographie du Sud puisse être en cause, jouant avec les lentes constructions humaines que sont les nations à la manière d’un enfant déplaçant des playmobils d’un bout à l’autre d’un tapis. Plus responsable, la Chine avait compris que sa natalité la conduisait vers des drames insurmontables, instaurant pour y faire face la politique de l’enfant unique au prix d’efforts considérables. Magyd Cherfi, Toulousain bien connu du groupe Zebda qui n’a jamais fait mystère de ses idées d’extrême gauche, répondait à un journaliste de L’Obs qui l’interrogeait sur l’hypothèse de l’absence d’un candidat de gauche au second tour des élections présidentielles de 2017 : « Alors, cette fois, je ne vote pas. Vous voulez le Front National ? J’ai envie de dire chiche. J’ai cinquante balais. Je suis fatigué de répéter depuis trente ans que le Front National n’est pas une solution. Oui, il se trouve qu’on est là, immigrés, Maghrébins, musulmans, enfants d'immigrés. Et de plus en plus nombreux. C'est vrai. L'islam va devenir la première religion de France. A terme. Il faut accepter cette évidence. Moi, je dis : faites avec. Il faut plus de mosquées. Seront-elles à la solde de je ne sais quel Daech ? Non. Elles seront dirigées par des citoyens dignes de ce nom, musulmans et patriotes. C'est mon pari. »
     
    N’est-ce pas là l’expression du mépris le plus absolu pour la France qu’il prétend aimer ? J’aurais pu mettre cette déclaration sur le compte de la licence littéraire d’un auteur si je ne le connaissais pas si bien. Ces gens là, lui et tous ceux que j’ai fréquentés pendant ma scolarité toulousaine, donneurs de leçons dans les MJC et les collèges où ils entendaient rééduquer la jeunesse, ont participé à la destruction du pays. Il faut le dire. C’est un constat objectif. Je ne peux pas me résigner à voir la France couverte de mosquées de part en part. Car, n’en doutez pas : elles ne pourront pas être uniquement dirigées par des « patriotes ». Dans ses Cahiers de Prison, le penseur marxiste italien Antonio Gramsci avait parfaitement décrit ces moments particuliers où les sociétés humaines se trouvent devant un virage difficile à négocier :  « La crise consiste justement dans le fait que l’ancien (ordre) meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés. » Notre génération doit prendre le pouvoir et faire surgir un nouvel ordre, fondé sur le respect des identités des peuples, de leurs institutions et de leurs cultures respectives. Il n’y a que deux alternatives : la résignation qui entrainera la disparition de la France historique ou la détermination à la préserver, qui n’ira pas sans son lot d’épreuves. L’heure est grave. Durant cette phase d’interrègne où surgissent les monstres, l’extrémisme politique en étant une facette à laquelle je ne crois pas appartenir, nous devrons nous préparer. Avant tout en rompant avec les vieux réflexes stériles qui nous rendent politiquement impuissants. Les Français doivent redevenir responsables et protéger toutes leurs libertés, sans compter sur des fantasmes d'un passé idéalisé. Il leur sera aussi nécessaire de comprendre la place centrale qu’ils occupent en Europe et en Occident. C’est ici, et pas ailleurs, que naitra le sursaut.
     
    Gabriel Robin (Politic Région, 25 octobre 2016)
     

    Notes :

    1-http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/migrants-desequilibres-cherchent-medecins-psychiatres-comprehensifs,288791

    2-http://www.un.org/esa/population/publications/migration/execsumFrench.pdf

     

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  • Les snipers de la semaine... (130)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Figaro Vox, Vincent Trémolet de Villers dézingue la mairie de Paris et ses brillantes idées festivistes...

    Hidalgo, les naturistes et les prophéties de Philippe Muray

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    - sur Politic Région, Gabriel Robin allume les "Nouveaux Apatrides" et leur narcissisme infatué...

    Les Apatrides

     

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  • La revue de presse d'un esprit libre... (16)

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    La revue de presse de Pierre Bérard

    Au sommaire :

    A propos du Brexit

    • Envieux de la chance qui est donnée au peuple britannique de pouvoir se prononcer démocratiquement sur son retrait de la technostructure de l'Union européenne, privilège qui n'est accordé à aucun autre peuple européen, le Groupe Plessis derrière lequel se dissimulent de hauts fonctionnaires en activité aborde dans cet article le rôle néfaste et hélas grandissant que joue la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH). Ses "arrêts de règlement" s'apparentent à de véritables diktats politiques nous dit Plessis qui pointe justement une démesure juridique à l'oeuvre contre la véritable légitimité politique qui ne saurait être définie que par des élus du peuple, garants de l'intérêt collectif. Le groupe propose en conséquence de s'évader de ce véritable carcan.
     
    Nicolas Gauthier traitait brièvement du Brexit avant que l'on en connaisse le résultat. Selon lui que cela passe ou que cela casse, l'issue devrait être à peu près la même.
     
     
    • Après la victoire du Brexit Alain Finkielkraut ne partage pas la tristesse mêlée de colère de Martin Schulz et de Jean-Claude Juncker et se réjouit même de les voir si déconfits, car selon lui les eurocrates ne l'ont pas volée tant ils se sont acharnés à faire de l'Union européenne le cheval de Troie de la déseuropéinisation. Une nouvelle lutte des classes s'instaure opposant les planétaires et les sédentaires, les globaux et les locaux, les hors-sol et les autochtones. Les planétaires sont non seulement mieux lotis économiquement mais ils se croient politiquement et moralement supérieurs et traitent les autochtones de ploucs, voire de salauds xénophobes. Lumineux !
     
     
    Mathieu Bock-Côté réagissant après que le référendum n'ait pas donné le résultat escompté par la plupart des élites s'amuse à noter les différents arguments d'explication donnés par le système médiatico-politique pour expliquer sa défaite. Ce système reproche par exemple à la procédure référendaire de "politiser la politique" (un comble) et d'avoir permis l'intrusion dans la consultation du problème de l'immigration massive. Cette disqualification du référendum va de pair avec la disqualification du peuple "immature" (sauf quand il se range à ce qu'a décidé l'oligarchie) qui ne serait pas habilité à se prononcer sur des questions aussi complexes tant il aspire, par nature, à se soustraire au "cercle de la raison" et à laisser parler ses plus viles passions. Pour remédier à cette hétérotélie de la démocratie et se débarrasser du peuple, ne faut-il pas passer de la souveraineté populaire au gouvernement des juges au nom du parachèvement sublime de la démocratie ?
     
     
    Elisabeth Lévy tire un premier bilan de la victoire du Brexit. Elle y voit avant tout un succès du peuple britannique contre "les gens convenables", les éditocrates, les sachants et les experts qui au nom d'une démocratie divine réduisent la volonté du peuple à un ramassis de pulsions xénophobes et de passions frileuses, évidemment "populistes" et par voie de conséquence "nauséabondes".
     
     
    • Même type de réaction de la part de Jean-Paul Brighelli qui fustige l'Europe des banques et des marchés et plaide pour une Europe politique de la culture. Un peuple préférerait-il son identité à la promesse mythique d'un accroissement du taux de croissance ?
     
     
    • Pour Jean-Michel Quatrepoint les populations sentent bien que le véritable pouvoir a déserté le monde politique qui continue de jouer son théâtre d'ombre tandis que que les multinationales et l'industrie financière imposent leur marque au monde qui vient. C'est la raison essentielle du vote britannique. Puis l'auteur trace à grandes enjambés ce que pourrait être une refondation de l'Europe avec pour thème dominant son autonomie de décision.
     
     
    Éric Dupin note qu'en France les défenseurs de l'Union européenne sont sur la défensive et que par réaction pavlovienne la plupart d'entre eux préconisent de riposter au départ britannique par une accélération de l'intégration européenne ! Sans convaincre grand monde. Leur démarche rappelle celle des moscoutaires qui expliquaient les déboires de leur système par une insuffisance d'économie administrée. Pour lui, il est évident que notre singularité nationale va à nouveau devoir s'exprimer.
     
     
    • Pour Jean-Luc Gréau, économiste, ancien expert du MEDEF, les Anglais viennent de rebattre les cartes politiques en Europe et d'ouvrir le champ des possibles jusqu'ici circonscrit par les agendas et les feuilles de route de la bureaucratie dirigeante. Bonne analyse des effets pervers de l'Union européenne sur le plan économique. D'autre part il s'en prend vivement à Hollande er à Sarkozy pour les fautes grossières qu'ils ont commises.
     
    Dominique Jamet qui sait parfaitement que l'accusation de "populisme" constitue la dernière ligne de défense des "élites" hors-sol et déconnectées du réel adresse une lettre ouverte aux petits marquis qui nous gouvernent sur le site de Debout la France. Charge vibrante contre l'oligarchie.
     
     
    • Pour Gabriel Robin, animateur du Collectif Culture et Libertés du Rassemblement Bleu Marine, l'Union européenne, entité post-politique et post-historique qui absorbe la plupart des fonctions naguère dévolues aux États sans assurer la moindre protection des peuples, est désormais en sursis. Une certaine Europe est sans doute en déroute, celle du comité central des élites mondialisées dont les dégoisements sont de moins en moins audibles. Cette débandade fera-t-elle surgir des décombres un autre projet européen, telle est la question.
     
     
    • Selon Gil Mihaely, directeur de Causeur, la Grande Bretagne nous a non seulement donné une leçon de démocratie mais plus encore elle a voulu imposer la réaffirmation de son existence en tant que corps politique. Ce corps politique était dépossédé, nous dit-il, de la maîtrise de son destin commun au profit de considération économique, qu'en revanche les partisans du vote "remain" ne manquaient pas de mettre en avant, agitant les épouvantails de toutes sortes en cas de sortie de l'UE. Ne nous cachons pas cependant les ambigüités de ce vote pour le Brexit qui a été pour une part celui de néo-libéraux pur sucre plus attirés par "le grand large" que par une soumission aux normes écologiques et règlementaires de l'Union, aussi insuffisantes soient-elles.
     
    • Intéressante observation de Gérard Dussouy qui relève que le Royaume-Uni aura bien été en Europe le cheval de Troie américain que le général de Gaulle redoutait et que ses quatre décennies de présence au sein des institutions auront encouragé le marché commun, qui supposait une préférence communautaire, à devenir une simple zone de libre échange travaillée par le moraline et ouverte à tous les vents du large. Quant au Royaume-Uni sa souveraineté reconquise ne risque-t-elle pas d'être une victoire à la Pyrrhus ? En effet, parmi mille exemples, ce n'est pas l'Union européenne qui a octroyé d'office la nationalité britannique à tous les ressortissants du Commonwealth et d'éventuelles mesures anti-immigration ne les toucheront pas tandis qu'elles viseront les nombreux Européens installés outre-Manche. De quoi refroidir l'euphorie "nationaliste" qui s'installe chez ses voisins.
     
     
    • Toujours à propos du Brexit, l'avis de Philippe Milliau, président du groupe Libertés (TV-Libertés, Radio-Libertés, Euro-Libertés) pour qui la Grande Bretagne s'expulsant de la construction européenne fournit l'opportunité de bâtir enfin une maison commune identitaire associant les États dans un projet de puissance indépendante disposée à jouer son rôle au sein du monde multipolaire.
     

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    • Le rendez-vous de "la droite hors des murs" de Béziers  provoque une réjouissante charge de l'Observatoire des Journaliste et de l'Information Médiatique à l'encontre de la presse alignée et de la manière dont elle a rendu compte de cet événement. Passant en revue nombre d'articles, d'informations radio et de séquences télévisuelles où la délation perce sous l'inquisition, le journaliste anonyme qui s'est livré à cette synthèse ne manque assurément pas d'esprit.
     
     
    Jean-Louis Harouel, professeur agrégé de droit, vient de publier un excellent essai Les droits de l'homme contre le peuple (Éditions Desclée de Brouwer). Interrogé à ce sujet par Figaro-vox, il ne mâche pas ses mots, précisant que tant que nous confondrons les droits de l'homme abstrait et de nulle part (human right) avec les libertés publiques (right of man) nous nous condamnons à révoquer toute discrimination, et plus précisément la discrimination fondatrice de nos sociétés démocratiques qui traite différemment le citoyen et le non citoyen, le national et l'étranger. Les droits de l'homme devenus depuis quelques décennies une nouvelle religion séculière détruisent au nom du Bien les assises de nos nations en récusant nos droits collectifs et notre souveraineté. Avec l'ouvrage d'Alain de Benoist Au delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés (Éditions Pierre-Guillaume de Roux), ce livre constitue la base de toute réflexion argumentée sur la société de marché cosmopolite qu'entendent nous imposer les oligarchies au pouvoir.  
     
     
    • Une bonne critique de l'essai de Jean-Louis Harouel par Joël Prieur paru sur le site de Polémia. L'auteur voit essentiellement à travers ce que sont devenus les droits de l'homme une machine à chloroformer le peuple.
     
     
    • "Il n'y a que la droite la plus ringarde pour croire que les journalistes sont des gaucho-communistes ou d'affreux trotskistes. L'immense majorité d'entre eux adhérent en fait à la vulgate libérale-libertaire, ce mélange d'idéologie des droits de l'homme, d'antiracisme de convenance, de progressisme niais, de révérence au marché et de politiquement correct". Aussi" ne sont-ils pas les victimes de la censure mais ses vecteurs", déclare Alain de Benoist dans une de ses dernières chronique sur Boulevard Voltaire (première référence). Dans une seconde chronique (deuxième référence) il définit la culture comme un habitus, à la manière de l'anthropologie culturelle, habitus que l'idéologie dominante s'efforce d'éradiquer. Répondant ensuite à la question de savoir si il existe une culture de "droite", il note que cette culture est clivée par deux anthropologies antagonistes; celle des "conservateurs" soucieux de l'héritage et celle des libéraux qui raisonnant en termes économiques pensent que la société repose sur la seule confrontation des intérêts égoïstes régulée par les mécanismes du marché et du contrat. Il conclue en soulignant l'impossibilité qu'il y a à se dire "conservateur-libéral" sans s'exposer au risque de l'incohérence.
     
     
     
    • Dans Le Nomos de la Terre paru en 1950, Carl Schmitt montre qu'il ne peut exister d'ordre sans enracinement. Contre la pensée positiviste et l'idéal cosmopolitique , il en appelle à la terre, substrat élémentaire pour comprendre le rapport de l'humanité au monde. Article de Valentin Fontan-Moret paru sur le site de Philitt.
     
     
    Mathieu Slama, essayiste qui vient de publier La guerre des mondes : réflexions sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident, s'en prend ici au prétendu universalisme de l'Occident qui entend, avec arrogance, réduire la diversité du monde à un autre lui-même.
     
     
    • Deux articles de Caroline Galactéros. Le premier est consacré à l'imbroglio stratégique libyen en juin 2016 et aux péripéties qui l'ont précédé. Il s'y dévoile la forte influence qu'exercent les analyses de l'africaniste Bernard Lugan. Le second est relatif au bouclier antimissile de l'OTAN en Roumanie, où il est déjà opérationnel, et prochainement en Pologne. Ce dispositif dirigé contre la Russie entérine la fuite en avant des stratèges américains et surtout la domination complète de "la puissance indispensable" sur l'Europe. L'auteure explique parfaitement les enjeux qui se dissimulent derrière ce réarmement offensif.
     
     
     
    Hervé Juvin en libertés, semaine du 13 au 17 juin. L'essayiste y aborde avec son brio habituel 5 questions d'actualité. L'état d'urgence et les manifestations; les "réfugiés" disparaissent des écrans radar sans pour autant continuer d'affluer sur nos cotes avec le soutien empressé des ONG humanitaires; contradiction entre l'encyclique Laudato Si qui souligne les atteintes irréversibles à l'environnement qui se concluent par la disparition accélérée des espèces végétales et animales et le discours papal nous enjoignant d'accueillir sans limite les immigrés, ce qui à terme ne peut provoquer que la fin de la diversité humaine; la déclaration du président Erdogan affirmant que le contrôle des naissances est contraire à l'islam traduit le fossé grandissant entre les valeurs de l'Europe et celles de la Turquie; nous ne pouvons pas appliquer nos préférences collectives en matière écologique car celles-ci se heurtent à des intérêts industriels tout puissant or les élections autrichiennes viennent de porter à la tête du pays un président écologiste contre son challenger national-conservateur, c'est pourquoi le cours des événements dans ce pays devrait lever bien des ambigüités sur le type de souci environnemental qui s'y fera jour quand on sait que les Autrichiens sont si attachés à leur style de vie.
     
     
    • Brut de décoffrage, tel est le texte que le préfet honoraire de région Paul Bernard vient de livrer à la sagacité des lecteurs de Boulevard Voltaire. On peut s'interroger sur les recettes  à base de "y-a-qu'a" "faut- qu'on" qu'il propose quand bien même elles seraient des plus salutaires. Ce que l'on pourrait exiger d'un ex-serviteur de la machine administrative de l'État c'est de nous dire comment, par quels cheminements politiques on parvient aux mesures qu'il préconise ? Bref on demande un mode d'emploi sur des décisions que chacun s'accorde à trouver les meilleures. Force doit rester à la loi, dit-il. Mais est-ce les lois actuelles, celles qui justement nous ont précipité dans l'état où nous nous trouvons ?
     
     
    • Daoud Boughezala s'entretient avec Kleis Jager, correspondant à Paris du quotidien néerlandais Trouw au sujet de la déchéance de nationalité aux Pays-Bas. Il y est question des effets pervers qu'entraine le  
    succès du parti anti-islam de Geert Wilders.
     
     
    • L'éternel retour des "déséquilibrés" islamistes traité avec une ironie féroce par l'OJIM.
     
    • Orlando et Magnanville, les justes réflexions d'Alain Finkielkraut.
     
     
    • Passionnant débat sur le libéralisme et le multiculturalisme entre Charles Beigbeder (Les Républicains) et Thibault Isabel (rédacteur en chef de la revue Krisis). Enregistré par Sputnik France.
     
     
    • Le politologue Marco Tarchi, professeur à l'université de Florence et spécialiste du "populisme" jauge le parti antisystème de Beppe Grillo qui vient de remporter les municipalités de Turin et de Rome. Il est interviewé ici par Daoud Boughezala, rédacteur en chef de Causeur.
     
     
    • Les populistes gouverneront-ils un jour ? Telle est l'interrogation à laquelle tente de répondre Vincent Coussedière selon qui le terme de "populisme" recèle avant tout une facilité langagière. Ce mot-valise disqualifiant sert en effet à masquer la détresse des commentateurs devant l'hétérogénéité de ceux qu'ils désignent ainsi et à maintenir un système partisan obsolète et à bout de souffle afin de différer l'émergence de nouveaux clivages.
     
     
    • Le site Le Comptoir a dégoté deux penseurs québécois passionnants. L'un, Éric Martin est professeur de philosophie, l'autre Maxime Ouellet est professeur de sciences politiques. Se réclamant du courant "conservateur de gauche" ou, mieux, de la gauche du commun, ils cherchent à penser ensemble l'émancipation et l'enracinement en opposition à la gauche postmoderne, libérale et individualiste qui consent à ce que le marché devienne la seule forme du lien social. Une réflexion qui ouvre des pistes encore insoupçonnées. 
     
     
    • Déambulation de Jan Marejko à partir du livre d'Alain de Benoist Les Démons du bien. L'homme "pur" des droits de l'homme serait selon lui un "gnostique néo-adamite", un homme d'avant la chute, vivant dans le jardin d'Eden. Bonne réflexion sur le millénarisme occidental et ses avatars post-modernes.
     
     
    • "Faire des moustaches à Robespierre" par Morasse de Breizh-info. Sous son pseudonyme transparent ce chroniqueur à l'humour vachard s'en prend aux nouveaux sans-culottes qui entendent rebaptiser nos rues en les honorant du nom des terroristes vandales de l'an 1793.
     
     
    • La complainte "doloriste et réactionnaire" de Richard Millet.
     
     
     
    • La théorie du genre mise à l'épreuve. Un article du Point nous apprend que non seulement les hommes et les femmes sont biologiquement différents mais, horresco referens, qu'ils ne sont pas égaux devant la maladie. Cette redécouverte des enseignements d'Hippocrate (mâle, vieux et blanc) aurait de quoi donner une jaunisse à Edith Butler.
     
     
    • Extrait de Paideia, la formation de l'homme grec. Ouvrage ancien de Werner Jaeger qui garde toute sa force d'évocation. Ici un passage consacré à Sparte.
     
     
    • Sur le blog de Juan Asensio un article très intéressant intitulé Heidegger et Maurras à Athènes de Baptiste Rappin. Il s'agit d'une réflexion brillante sur deux penseurs des commencements. "La philosophie, écrit-il, ne fera en effet rien d'autre que passer la navette de la raison entre les chaînes et la trame de la tapisserie mythique - Maurras autant que Heidegger l'ont parfaitement saisi : héritière de l'Odyssée, elle se pratiquera sur le mode du va-et-vient, comme chez Plotin qui voit le monde alterner entre les mouvements de procession et de conversion; fille de l'Iliade, elle prendra la forme du Polémos chez Héraclite, et restera encore pour Kant un "champ de batailles". Le rationalisme ratiocineur et le logos logorrhéique étouffèrent de leur poids et de leur bêtise cette vérité native que la raison ne saurait à elle-même se donner sa propre fin, et qu'elle s'origine à tout jamais, qu'on le veuille ou nom, dans la puissance des symboles."                            
    À propos de Heidegger signalons que dans le dernier numéro de Commentaire (été 2016) se trouve un bel article de François Fédier qui est une réfutation de l'accusation par excellence portée contre le philosophe.
     
     
    • Dans un article paru sur Breizh-info, PLG animateur sur la radio Méridien zéro, opère la critique du récent et remarquable ouvrage de Mathieu Slama La guerre des mondes. Réflexion sur la croisade idéologique de Poutine contre l'Occident paru aux éditions de Fallois. Il y insiste sur les grammaires du monde antagonistes et irréconciliables qui opposent l'Europe actuelle au pôle russe qui rejette son universalisme sans frontières fonctionnant en syntagme avec un individualisme exacerbé. L'audience croissante que rencontre le discours poutinien en Europe s'expliquerait par le délitement du modèle occidental que l'on sent épuisé plus que par les réussites, néanmoins réelles, de la matrice russe. 
     
     
    • Sur son site Europe maxima Georges Feltin-Tracol propose une bonne critique du dernier ouvrage de Bruno Mégret, Le temps du phénix sorti en février aux Éditions Cité-Liberté.
     
     
    • Le social-démocrate Frank Walter Steimeier, ministre des Affaires étrangères de la République fédérale d'Allemagne, a déclaré à propos du déploiement d'unités militaires de l'OTAN en Pologne et dans les pays baltes : "Ce que nous devrions éviter aujourd'hui, c'est d'envenimer la situation avec des cris guerriers et des bruits de bottes". Ces propos annoncent-ils des évolutions capitales de la diplomatie allemande qui pour l'heure demeure l'élève modèle des États-Unis en Europe ?
     
     
    • Les usages inattendus du Coca-Cola, célèbre marque qui à elle seule résume l'impérialisme américain. On peut quasiment tout faire avec du Coca, sauf bien évidemment le boire.
     
     
    Jean-Paul Brighelli interroge Lydia Guirous, éphémère porte-parole des Républicains, virée pour cause de langue trop bien pendue et pas toujours conforme à la doxa. "Comme quoi on peut être (de culture) musulmane et ne pas dire d'énormités, résume l'alerte chroniqueur.
     
     
    • Un article des Non-Alignés étudie l'influence grandissante des réseaux conservateurs orthodoxes sur la politique russe.
     
     
    • Le Cercle Non Conforme met en ligne cet article (première référence); il s'agit d'une réflexion mesurée sur l'attentat d'Orlando et ses motivations anti-homoxexuelles. Les djihadistes confondent trop souvent la propagande LGTB que produit l'Occident avec la réalité de ses moeurs. Il faut rappeler ici que les conduites homosexuelles sont universelles et qu'elle concernent entre 3 et 5% des hommes selon les âges. le problème, si problème il , a, réside dans le fait qu'en Occident la police des braguettes tend à s'estomper alors que dans l'aire de la culture islamique le souci de la "pureté" condamne ces pratiques jusqu'à  condamner leurs auteurs à une mort infâme. Le CNC a produit deux autres analyses intéressantes, l'une sur le Brexit qui pose des questions capitales sur le fonctionnement de l'Union après la sortie du Royaume Uni (deuxième référence), l'autre sur la notion frelatée d'Occident (troisième référence).
     
     
     
     
    • Tout savoir sur Eugénie Bastié qui outre son génial prénom se présente comme le mousquetaire du courant "réactionnaire". Collaboratrice de Causeur, membre de la rédaction du Figaro, elle est aussi rédactrice en chef politique de la revue chrétienne d'écologie intégrale Limite. Son portrait est ici croqué par l'OJIM.
     
     
    • Fronde à Radio Courtoisie. Henry de Lesquenson président, est en effet contestée par certains directeurs d'émission et, plus grave, par nombre de cotisants à "la radio du pays réel et de la francophonie". Tout cela nous est racontée par l'OJIM. En effet depuis qu'il affiche sa prétention farfelue à se présenter aux prochaines présidentielles, Lesquen  multiplie, par tweets, les déclarations aussi incandescentes qu'ubuesques qui font de lui, en moins drôle, la réplique d'un Ferdinand Lop qui voudrait détruire la tour Eiffel. Peut-être pour cet ancien Horlogiste une manière de prendre de la hauteur. 
     
     
    • L'avocat François Teutsch revient sur le crise qui frappe Radio Courtoisie. Il craint qu'elle ne devienne Radio Lesquen avant de se voir retirer ses fréquences et regrette la belle aventure qui semble devoir prendre fin.
     
     
    Léa Salamé en bon petit soldat du journalisme new-look lancée à la poursuite de la bête immonde. Réjouissant.
     
     
    • Excellent entretien avec la philosophe Bérénice Levet qui constate que l'on ne forme plus à l'école des êtres capables de penser et de juger, mais des spécialistes de la solution des problèmes, de bons techniciens si possible compétitfs. Que l'individu y est réduit à un simple agent économique. L'immolation de la jeunesse sous prétexte de jeunisme, dit-elle, dure depuis les années Mitterrand/Lang et la réforme de Najat Vallaud-Belkacem n'en est que le parachèvement. L'école de la République rongée par un progressisme de pacotille ne fabrique plus de Français, regrette-t-elle.
     
     
    • Et pour finir, les Brigandes chantent "Jakadi des millions". Belle fable sur le show-biz immigrationniste qui a le coeur sur la main et des oursins dans les poches.
     
     
     

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  • La revue de presse d'un esprit libre... (14)

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    La revue de presse de Pierre Bérard

    Au sommaire :

    Dans le cadre de l'émission Les idées à l'endroit qu'il anime avec Olivier François, Alain de Benoist reçoit Michel Onfray et Thibaut Isabel. Ensemble ils se livrent à des échanges extrêmement riches et fructueux sur les idées de Pierre-Joseph Proudhon, l'un des principaux fondateurs du socialisme français. C'était l'époque où le socialisme ne s'était pas encore fondu dans la gauche pour y perdre tout sa charge dissidente (lire à cet égard Jean-Claude Michéa).
     
    • Les coulisses dune émission pas comme les autres. Alain de Benoist recevant Michel Onfray à Télé-Libertés. Onfray déclarait après l'émission : "il ne faut pas attendre grand chose de ceux qui nous dirigent. Les vrais changements viendront d'en bas. On voit tout de même que les mentalités évoluent".
     
     
    Julien Rochedy, regardant cette émission, en tire argument pour annoncer la fin de l'ère idéologique débutée avec la Révolution française et analyse ce que ce changement de paradigme implique quant à notre horizon de sens.
     
     
    • Pour Michel Onfray ceux qui se présentent en France comme la "gauche" et la "droite" mènent la même politique tant sur le plan intérieur (libéralisme) que sur le plan extérieur (adhésion à la vision hégémonique des États-Unis). La gauche a changé "son" peuple "old school" en affichant ses préférences pour les marges foucaldiennes (voir les analyses de François Bousquet) et en privilégiant  la flexibilité pour le prolétariat au dépens de sa sécurité. Il plaide mezzo voce pour les dictatures laïques du proche orient, faute de mieux, et fustige à cet égard l'influence néfaste de Bernard-Henri Lévy et de tous les apôtres maximalistes du Bien. Il s'affirme partisan d'une négociation avec l'État islamique. Selon lui la France est dans un état d'insécurité absolue et Il y a peu de chances que ceux qui sont susceptibles d'être élus aux prochaines élections présidentielles viennent à réduire cet état tant ils sont dépourvus de la moindre intelligence politique. Onfray revendique hardiment la posture du tragique et voit poindre les germes de la guerre civile.
     
     
    François Bousquet présente brillamment son livre de déconstruction d'un penseur éminent et intouchable, Michel Foucault. Son ouvrage Putain de Saint Foucault : Archéologie d'un fétiche est paru aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.
     
     
    • Parution du numéro 44 de la revue Krisis consacrée à la modernité. Cette revue est dirigée conjointement par Alain de Benoist et Thibault Isabel. Couverture et sommaire ici.
     
     
    • Deux tribunes d'Alain de Benoist sur Boulevard Voltaire. La première porte sur le "modèle hongrois" et la volonté d'Orban de bâtir une démocratie Illibérale ne se contentant pas de consacrer l'individu mais reconnaissant la légitimité du peuple en tant qu'il est un collectif producteur de commun. La seconde porte, elle, sur "Le seul véritable clivage actuel... celui qui oppose la France périphérique à la France urbanisée, le peuple aux élites mondialisées, les gens ordinaires à la caste, les classes populaires à la grande bourgeoisie mondialiste, les perdants aux profiteurs de la mondialisation, les tenants des frontières aux partisans de l'ouverture, les invisibles aux sur-représentés, bref ceux d'en bas à ceux d'en haut".
     
     
     
    • Entretien de Jean-Pierre Le Goff avec Alexandre Devecchio paru dans le Figaro Magazine. L'auteur de Malaise dans la démocratie y développe l'idée selon laquelle nous assistons à la fin d'un cycle qui se termine dans le chaos.
     
    Francis Cousin examine brièvement le cas Trump du point de vue de son analyse radicale du fétichisme du spectacle marchand en notant que les médias du capital le désigne toujours comme le "candidat milliardaire", ce qu'il ne font jamais pour son opposante Hillary Clinton et comme il ne le firent pas non plus pour Dominique Strauss Kahn, par exemple, qu'ils auraient pu désigner à bon droit comme mari de la journaliste milliardaire Anne Sinclair ou pour Botul qui n'est jamais présenté comme "philosophe" milliardaire. Il se trouve que c'est pourtant Clinton qui porte le projet de colonisation du monde par le capital. Bien sûr la candidature Trump n'a aucun intérêt du point de vue de la subversion sociale mais son déclassement en a un du point de vue de la tyrannie médiatique chargée de répandre les tabous et les totem aliénatoires de la diversion, de la manipulation et de la domestication. Très bonne intervention malgré le jargon post-situ mis en oeuvre de façon répétitive. 
     
     
    • Le philosophe réparateur de motos (comme Spinoza polissait des lentilles) Matthew B. Crawford dont Jean-Claude Michéa fait grand cas était l'invité sur France-culture de l'émission La grande table. Depuis le succès de son premier essai paru en 2010 Éloge du carburateur, en fait un éloge du travail manuel, il attire notre vigilance sur l'économie de l'attention, bien monétisable.  La publicité s'adresse à des individus passifs et ne fait pas appel à la compétence, les objets en revanche, si, et ils nous soumettent activement à la réalité. Le marketing publicitaire nous prive du monde en faisant jouer notre narcissisme, tandis que les objets nous y ramènent. 
     
     
    Élisabeth Lévy présente la livraison de juin de son mensuel Causeur consacrée à Alain Juppé,"Le pire d'entre nous ?". Dans cet entretien elle déclare que le terranovisme de droite, incarné par Juppé, candidat du parti des médias et des sondeurs, ne lui plait pas plus que le terranovisme de gauche. Elle ajoute qu'une grande partie de la population peut supporter le chômage et l'appauvrissement, pas la perspective de sa disparition comme peuple (on se reportera à cet égard aux analyses développées par Vincent Coussedière dans son dernier livre Le retour du peuple An I). À tort ou à raison une partie de la France des invisibles décrite par Guilluy se sent menacée dans son identité collective par l'immigration de masse et par la progression d'un islam séparatiste. Réflexions bigrement toniques.
     
     
    • En explorant jusqu'à sa moelle l'inconscient politico-racial de Houria Bouteldja (Parti des Indigènes de la République) ce texte du Lys Noir en forme de roman d'anticipation en vient à dévoiler bien des ressorts de notre société, c'est pourquoi il plaide, contre la mégamachine, pour une extension horizontale du domaine de la lutte. L'Action Française deviendrait-elle, au fur et à mesure que s'estompe son Saint Graal (le retours de la monarchie) un refuge pour dandys à l'humour vache mais d'excellente facture ?
     
     
    • Quand on aime on ne compte pas. Toujours à propos de Houria Boutldja mais aussi de Éric Cantonna, de Karim Benzema et de Jamel Debbouze le républicain Jean-Paul Brighelli s'emporte et pose une bonne question : qui sont les véritables "racistes" ?
     
     
    • L'Association pour l'histoire organisait en Mai un colloque consacré aux "Relations franco-russes XVIII-XXI siècles". Ci-jointe la communication de Philippe Conrad sur l'alliance militaire franco-russe de 1893-1894. Philippe Conrad est directeur de la Nouvelle Revue d'Histoire.
     
     
    • Depuis le mois de janvier se développe une campagne de presse européenne contre le nouveau gouvernement croate et plus précisément contre son ministre de la culture, Zlatko Hasanbegovic. Une pétition digne du meilleur l'Agitprop a notamment paru dans le quotidien Libération (23 mai) contre le jeune historien accusé d'un capharnaüm de pensées délictueuses : nostalgies oustachies, révisionnisme et sympathies génocidaires. Elle fut contre-signée par une ribambelle de grandes consciences telle l'inévitables Caroline Fourest, le toujours fringuant Toni Negri condamné à trente ans de prison pour meurtre, le dramaturge Dario Fo et Alain Finkielkraut dont on se demande ce qu'il fait dans cette galère. Néanmoins Ivan Zvonimir dissident durant l'ère Tito et président du Comité Helsinki pour les droits de l'homme a fait litière de toutes les diffamations qui visent Hasanbegovic suivi en cela par 150 historiens et personnalités de la culture croate. La gauche croate dont le monopole est menacée se rebiffent à coup de médisances et d'impostures et trouve nombre de soutiens internationaux. Ci dessous Jure Georges Vujic rétablit pour la fondation Polémia un peu de clarté sur cette sombre histoire.
     
     
    • "Poutine a ressuscité la lutte des sociétés holistes contre les individualistes" telle est la leçon qu'Éric Zemmour retire de la lecture de La guerre des mondes, livre que vient de faire paraitre Mathieu Slama aux Édition de Fallois.
     
     
    • Dans un entretien Gérard Dussouy  poursuit avec réalisme la réflexion entamée dans son livre : Fonder un État européen, préfacé par Dominique Venner. Pour lui le travail entrepris par l'Institut Iliade est essentiel afin que l'Europe ait un avenir autonome.
     
     
    • Affirmer que le Grand Remplacement n'est qu'un fantasme relève d'un déni de réalité pour Jean-Yves Le Gallou.
     
    • La réalité crue de l'immigration sauvage à Mayotte, devenue un département français par la volonté "progressiste" du président Sarkozy expliquée ici par Michel Lhomme. Il y ajoute des considérations à propos d'une loi votée en mars 2016 par droite et gauche réunie qu'il dénomme "loi de fratrie" et qui étend toujours plus le droit à l'immigration.
     
     
    • Sur le site Idiocratie, une bonne analyse à propos du terrorisme islamique envisagé comme un conflit de basse intensité.
     
     
    • Entretien avec l'analyste stratégique suisse Jacques Baud qui vient de publier un ouvrage intitulé Terrorisme, mensonges politiques et stratégies fatales de l'Occident. Il porte un regard critique sur l'ensemble de nos interventions au Proche-orient dans ce livre sans concession puisque selon lui les gouvernements occidentaux  auraient délibérément provoqué la violence islamiste sous nos latitudes pour couvrir leurs déboires en politique intérieure. De ce fait le danger principal ne vient pas toujours des cibles que le complexe médiatico-politique nous contraint d'interroger. Dialogue très instructif paru sur Breizh-info.com.
     
     
    • Critique de l'ouvrage sus-mentioné de Jacques Baud paru sur le site de Theatrum Belli.
     
     
    • Interview de Jean-Louis Harouel qui vient de publier Les droits de l'homme contre le peuple (éditions Desclée de Brouwer): "Sur le sol européen, l'islam a profité à plein des droits de l'homme". 
     
     
    • Dans une interview diffusée le 31 mai sur I-Télé, Julian Assange multiple les analyses lucides sur la soumission et l'inféodation de la France vis à vis à la stratégie des États-Unis. Rappelons que notre pays qui admet sur son territoire chaque année des dizaines de milliers de demandeurs s'asile a refusé cette protection à Julian Assange comme à Edward Snowden qui n'a pu trouver son salut qu'auprès de Wladimir Poutine...
     
     
    • "Il faudra faire des choix décisif" tel est le message que Yannick Jaffré s'efforce de transmettre dans l'interview qu'il donne à Breizh-info. Il y exprime de manière originale son sentiment sur l'affaire Black M, sur Aymeric Chauprade, sur le front national dont il regrette qu'il n'accorde à la question de l'identité qu'un attention lointaine faite d'abstraction et se mouvant dans un contractualisme aseptisé. Pour lui si d'aventure il accédait au pouvoir il ne parviendrait pas  à éviter ce qu'il appelle "le grand choc". 
     
     
    • "Comment confier mon destin spirituel à un homme qui refuse de désigner l'ennemi pour ce qu'il est ? Notre solitude s'accroît. L'Église devient une partie de notre désert et son discours officiel dresse notre croix sur un ciel déjà tourmenté par la guerre, la déchéance morale, la catastrophe écologique, la ruine des nations". Ainsi parle le catholique Richard Millet à propos du pape François.
     
     
    • Il y a dix ans Dominique Venner tirait le bilan de la bataille de Verdun dans son éditorial de la Nouvelle Revue d'Histoire.
     
     
    • Enfin, on se pousse un  peu pour faire place à la dernière co-production cinéphilique franco-ukrainienne consacrée à ce qui est sans doute un simple trafiquant d'armes grimé en "terroriste d'extrême droite". Bref un Breivik français purement fictionnel destiné à enrichir le légendaire antiterroriste et à "équilibrer" la menace. Ici traitée par Aristide Leucate.
     
     
     
    RENCONTRES DE BÉZIERS, LES AVIS EN FORME DE BILAN :
     
    • Voir les interventions les plus marquantes des rencontres de Béziers sur les site de Boulevard Voltaire.
     
     
    • Le bilan de ces rencontres tracé par Jean-Yves Le Gallou s'avère très positif. Il y voit une victoire de la sensibilité et de la revendication identitaire que le Front national s'efforce officiellement de gommer. Florian Philippot ayant déclaré que les rencontres de Béziers constituaient un "flop d'extrême droite", Le Gallou voit à raison dans cette qualification infamante un propos bien peu pertinent qui ne fait qu'alimenter la rhétorique de ceux qui abusent de ce qualificatif. Le "c'est pas moi, c'est l'autre" est une manière de dérobade qui se retourne le plus souvent contre son auteur.
     
     
    • La déception attendue de Julien Rochedy qui dit sortir de ce week-end assez meurtri n'y ayant pas vu se concrétiser "la grande alliance de droite". Mais qu'est-ce que la "droite" d'aujourd'hui sinon le nom dont s'est emparé le révolutionnarisme libéral le plus abject ?
     
     
    • Selon Gabriel Robin le peuple de droite n'existe pas plus que le peuple de gauche.
     
     
    • Sur le blog du libéral Ivan Rioufol.
     
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